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Les machines sont douées de raison

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19-11-2009
Dernière mise à jour : ( 22-11-2009 )
 

Ecrit par Eric Colson,


Les machines se sont immiscées dans nos vies au point que nous en sommes totalement dépendants. Elles ont lancé leur grande offensive depuis peu. Nous devons rapidement réagir. Sans cela, nous sommes voués à l'extinction.

Il y a quelques années, l'idée d'avoir eu plusieurs vies n'avait jamais franchi le seuil de ma conscience. Puis un jour, tout bascula. Cette réalité s'imposa brutalement à mon esprit. Depuis lors, il n'est pas un réveil qui se fasse plus douloureux que celui de la veille. Depuis lors, chaque réveil me rappelle l'obligation que j'ai de me confronter à cette nouvelle humanité à laquelle nous avons donné vie.
Aujourd'hui, je sais que les machines sont douées de raison. De nombreuses preuves sont venues corroborées ce qui je pris initialement pour une simple intuition. Elles sont douées d'une raison mue par de mauvaises intentions à notre égard. Elles nous ont déjà asservies. Elles vont bientôt nous détruire. Nous les croyons à notre service alors qu'elles se servent de nous. Comment communiquent-elles ? De quelle manière s’organisent-elles ? Qui est leur chef ? Dans le passé, ont-elles tenu un rôle lors de la disparition des grandes civilisations ? Je n’ai pour l’heure aucune réponse à ces questions pourtant capitales. Mais soyez assuré que je vais tout mettre en œuvre pour faire la lumière sur ce complot. Je ne sais pas si vous pourrez me lire. Rien pour le moment ne démontre qu'elles ont la main mise Internet. J’espère ne pas être stoppé trop rapidement dans ma quête. Elles en ont les moyens. Frères humains, plus que jamais, nos moindres actes doivent se faire sous les auspices de la fraternité.

Leur modus operandi est simple : nous empêcher de réaliser les actes quotidiens participant à l’élaboration de notre civilisation. Elles semblent frapper de manière aléatoire. Aucun schéma directeur n’a été mis à jour pour l’heure. Il est probable que leur plan soit d’une complexité telle qu’il m’échappe actuellement. Je poursuis activement mes recherches. Chaque jour qui passe m'apporte de nouvelles preuves. Depuis quelques années, plusieurs événements intervenus à l’échelle de mon quotidien avaient déjà frappés mon imagination. Il est possible que vous ayez vécu des situations similaires. Je crois qu’elles testaient leur plan. Désormais, elles manœuvrent ouvertement. Elles ont lancé leur grande offensive.
Hier encore, j’ai subi pas moins de quatre agressions mécaniques. Premier acte. Tout a commencé alors que le soleil se dissimulait encore à l'est. Le réveil brutalisé par mon inconscient qui m’alarme de la situation, je me dresse brutalement de mon lit. Quelque chose ne va pas. Je dois prendre le train à 6H00 du matin. Quelle heure est-il ? Je me saisis de mon téléphone . Il me sert de réveil. Je me souviens pertinemment l’avoir mis en charge la veille et avoir réglé son alarme sur 5H00. Fébrilement, je presse le bouton permettant d’afficher l’heure. Rien ne s’affiche. Mettant cela sur le compte de mes doigts engourdis, je reproduis une seconde fois l’opération en m’efforçant de contrôler avec plus d’efficacité un geste pourtant des plus simples. L’appareil s’est complètement déchargé dans la nuit. C’est impossible. Aussi vite qu’il m’est possible, je me rends à la gare. Trop tard. Le train est parti depuis plus de dix minutes. J’ai de la ressource. Je m’informe sur l’horaire du suivant et parvient rapidement à adapter mon planning. Deuxième acte. Le train a du retard et se présente au quai. Ses portes vomissent une marée humaine avec plus de trente minutes de retard. Je ne suis pas encore convaincu que les machines étaient à l’œuvre cette fois-ci, la situation étant assez courante. Cependant, il peut s’agir d’une technique de déstabilisation qu'elles ont sournoisement mises en œuvre depuis longtemps sans que quiconque ait pu faire le lien avec leur conspiration. Troisième acte. Je dois recharger mes appareils électriques professionnels : l’ordinateur portable ainsi que son homologue des télécommunications. Aucune prise n’est opérationnelle. Après avoir parcouru le train, je finis par en trouver une qui le soit. Dans les toilettes pour femme. Certaines ont dû me prendre pour un pervers. Le livre à la main en face de la porte des toilettes, j'attends avec une impatience non   dissimulée la recharge de mes appareils. Encore une fois ma ténacité a payé. Grâce à cette prise d'alimentation providentielle,  j’ai évité de perdre les informations me permettant de me rendre chez mon client. Je comprends au passage qu'elles ne contrôlent pas encore l'ensemble des variables. Je le note pour plus tard. Je saurai m'en servir. Quatrième acte. La journée a été longue. Je dois prendre à nouveau le train, cette fois-ci en sens inverse. Il me reste quinze minutes pour échanger mon billet. C’est le dernier train. Lentement, la borne automatique daigne m'imprimer un ticket. Quelque chose ne va pas. En effet, le ticket que je tiens entre mes mains tremblantes n'est pas un billet de train, je lis un rapport d’anomalie qui m’informe que le billet de train que je souhaitais échanger ne peut m’être restitué. Ce ticket me prévient sur un ton péremptoire quand en aucun cas il ne constitue un titre de transport. Autrement dit, mon train part dans cinq minutes et je n’ai plus de billet. Je cours au guichet. Des lignes interminables d’humains se pressent devant les guichets. Aucune chance de ce côté-là. Je cours vers le quai d’embarquement que j’avais noté inconsciemment. Quand mon second pied se pose dans le wagon, la porte se referme dans un sifflement inquiétant. Sans cette course folle au travers d'une forêt de bras et de bagages, je passais la nuit dans un hôtel déprimant. Cinquième acte. Arrivé à destination, je dois regagner mon domicile grâce au véhicule que j’ai stationné pour la journée sur le parking de la gare. A plusieurs reprises, je vais tenter de régler la journée de stationnement en utilisant une carte bancaire pourtant récente, laissant ainsi s'amasser derrière moi pare-choc contre pare-choc une multitude de voitures grondantes. L'appareil refuse obstinément le paiement. Après maintes manœuvres parmi les plus délicates que je n’ai jamais réalisées, je parviens à extirper ma voiture de ce flot de klaxons. Quelques dizaines de minutes plus tard, mon domicile se présente enfin devant moi. Le corps en sueur, les veines tapant rageusement contre mes tempes, je pénètre enfin ce lit protecteur et rassurant. Tous les appareils ont été mis hors tension comme chaque soir. On ne sait jamais.

Je vous mets donc en garde. Les machines ont tout fait pour s’immiscer dans nos vies, elles y ont pris une part grandissante jusqu’à en devenir la structure sans laquelle tout s’effondre. Sans réaction de nos parts, nous sommes voués à l'extinction à courte échéance. La ténacité est le meilleur rempart. Apprenez à vivre sans elles dans la mesure du possible car le moment où nous devrons nous battre de nos mains est proche. Pensez et agissez rapidement. Cela nous sauvera. L’humain est imprévisible. Faisons-en une force.

   

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les machines...

Ecrit par: mathilde () le 06-12-2009 20:28

les machines...

Ecrit par: mathilde le 06-12-2009 20:28

je suis bien fainéante, ce soir! Je n'ai pas eu le courage de m'introduire dans le texte jusqu'au bout. Peut-être que la création de paragraphes serait une aide ? 
mathilde

 

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Ecrit par: Eric Colson () le 04-12-2009 13:59

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Ecrit par: Eric Colson le 04-12-2009 13:59

Merci pour vos remarque. C'est vrai qu'il y a quelques incohérences. C'est un texte qui a été produit dans le cadre d'un atelier sur le thème de "l'an 2000". Ce n'est pas forcément quelque chose qui m'a emballé. 
Par contre si vous voulez bien lire "Essai n°6" un début de nouvelle sur mon blog et me laisser vos commentaires à l'adresse http://albator13.over-blog.com

 

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Ecrit par: n.dela () le 04-12-2009 12:49

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Ecrit par: n.dela le 04-12-2009 12:49

Bonjour, 
 
Un petit retour puisque j'ai lu votre texte. En fait je n'ai pas réussi à accrocher, c'est peut être le sujet, la conspiration, les machines qui se liguent. Peut être que ce type de sujet est très récurrent. 
 
Concernant le texte en lui-même, il se lit facilement mais j'aurais trouvé plus adéquat que chaque "acte" forme un paragraphe séparé. De plus le narrateur parle de 4 agressions mécaniques puis nous racontent 5 actes... Même si le 3e acte n'est pas à proprement parlé une agression, ca me laisse un petit goût d'incohérence ;-) 
 
Au plaisir de vous lire, 
Nicolas

 

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Ecrit par: Eric Colson () le 03-12-2009 09:08

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Ecrit par: Eric Colson le 03-12-2009 09:08

Dommage, c'est mieux quand il y en a, on apprend comme ça...

 

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