Une angoisse récurrente qui m'a poursuivie pendant se longues années et que j'essaye d'exorciser par l'écriture.
Les cours vont commencer dans 2mn à peine , la sonnerie va retentir et je ne vois pas mes élèves, pas un seul. Où sont ils passés ? Salle 26 ; 26 C’est pourtant bien la salle indiquée sur mon emploi du temps mais non il n’y a personne , pas un chat, le désert. Vérifions encore une fois : oui, c’est bien ça : salle 26 j’ai bien lu . Je ne reconnais pas ces couloirs .Ils n’ étaient pas blancs avant les vacances. Là ,ça fait carrément hôpital. Ils ont tout changé pendant l’été. Tiens, ils ont mis des porte-manteaux comme quand j’étais à la maternelle. Ce n’est pas possible je vais être en retard. Il faut que je vois la CPE . Où est son bureau ? Il a changé de place aussi. Plus rien n’est pareil ou alors c’est moi qui suis amnésique. Je me suis peut-être trompé d’établissement. Je suis tellement étourdie ! C’est pas possible ! Oh là là ! qu’est ce que je vais faire ? Il y a du monde plein les couloirs mais personne de connu. Qui sont tous ces élèves ? et les collègues ils sont où ? Il va où cet escalier ? Mais qu’est ce qu’il a cet escalier ? On dirait qu’il rétrécit. Un escalier en colimaçon dans un lycée c’est nul. Ben voilà autre chose ! il touche le plafond maintenant . Ah ! y’a une trappe je vais passer par là. Mais qu’est-ce qui se passe ? la trappe est de plus en plus petite , ma parole, heureusement que je suis mince et jeune et sportive. Non , je suis coincée . Allez, encore un effort ! Les bras , la taille, les fesses maintenant . Ouf ! ça y’est je suis passée. Bizarre cet étage. Maintenant, il faut absolument que je trouve des toilettes , c’est urgent. Le stress sans doute ! Ah mais c’est dans un trou et puis il n’y a pas de porte. Tout le monde me regarde. Je ressors et me retrouve à la résidence universitaire ; on dirait que c’est la fête ici. Il y a de la musique , du monde partout dans le couloir, des rires et des cris aussi. Qu’ils sont jeunes mais j’ai leur âge et ils ont l’air de me connaître. Moi , leur tête ne me dit rien. Et voilà , je ne sais plus où je suis qui je suis ; Au secours !. J’ai peur Dieu que j’ai peur ! Mon cerveau est paralysé. Voilà mon mari !. Encore un coup de ma mère !C’est elle qui l’envoit. Elle n’arrêtera jamais de me pourrir la vie. Oh là ! l’alerte incendie oh non c’est le réveil !J’en ai marre de ces cauchemars qui se ressemblent. |
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beau texte
Ecrit par: Nadine thai () le 04-04-2010 21:27