UNE INITIATIVE CULTURELLE INÉDITE
L'histoire d'une conquête
La multiplication des ateliers d’écriture en France démontre que cette pratique correspond à des besoins d’expression et d’échanges culturels. L’écriture y est autant mise en valeur que la lecture de textes d’auteur. Véritables machines à faire lire, ils contribuent à la diffusion d’un patrimoine littéraire et permettent aux écrivains d’approcher les lecteurs à travers la pratique de leur art.
Cependant ces initiatives diversifiées et enthousiastes ne proposent pas de réelle
formation. Au mieux, elles stimulent, encouragent, donnent quelques références et astuces, confortent la personne dans sa démarche sans lui donner tout à fait les moyens de
concrétiser ses projets. L’expression et la créativité ont supplanté la technique au nom de la liberté et du plaisir. Imaginez Michel-Ange, enfant, bouder un cours de perspective en prétextant que le sourire de son modèle suffirait à lui inspirer un tableau génial…
La seule pratique d’une discipline reste insuffisante à son apprentissage : la répétition des mêmes erreurs, sans recul, sans analyse, ne permet pas de les corriger. La
technique littéraire, la
méthode d’écriture,
l’analyse des procédés utilisés par des écrivains fourniraient de nouveaux contenus. Ainsi la formule des
ateliers d’écriture pourrait être enrichie et constituerait un
processus d’apprentissage complet et progressif. Ce type de formation littéraire artistique ne fait pas partie de notre culture. Nous sommes marqués par une vision romantique de la littérature : le génie ne s’apprend pas, le travail de l’écrit n’existe pas, l’écrivain est un être inspiré. Réduite le plus souvent à ses usages les plus utilitaires, la dimension artistique de l’écrit reste méconnue. Expliquer relève d'une conquête quotidienne.
Il est saisissant de constater aussi à quel point la
notion d’écriture reste ambiguë : contrainte elle a la valeur d’une punition, libérée, elle devient un outil d’
épanouissement personnel.
L’un des grands
apports des ateliers d’écriture est d’avoir fait découvrir, par
la pratique, des facettes insoupçonnées de l’écriture et d’approcher ainsi
différents domaines artistiques : l’art de la
fiction, de la
poésie, du
suspense, de la
brièveté, de l’
esthétisme littéraire… ainsi que les
différents genres :
sentimental,
polar,
science-fiction…
Plus encore, ils ont permis d'explorer des
espaces personnels d'expression et de guider la construction de
cheminements créatifs originaux.
> Voir présentation de l'atelier d'écriture Dans une moindre mesure,
la formation professionnelle reste envisageable. À la différence des écrivains américains qui apprennent leur métier à la faculté, les écrivains français, pour percer, doivent réussir leur
autoformation, produire un texte intéressant pour des lecteurs et persévérer dans leurs recherches d’un éditeur. En suscitant des
vocations, les
ateliers d’écriture les aideront à commencer. Ils permettent aussi de
délier l’esprit et la plume de ceux qui écrivent dans l’exercice de leur
métier.
L’ambition de ce projet n’est pas de former des écrivains mais de mettre à disposition des
contenus d’apprentissage auprès d’un large public et d’
accompagner ceux qui souhaitent
s’engager dans la pratique des arts littéraires.